Quand un praticien n’a pas de site, sa présence en ligne se résume à ce que les plateformes veulent bien afficher : un nom, une adresse, une spécialité générique. Ses années de formation, ses actes de pointe, sa manière de prendre en charge les patients — rien de tout cela n’existe nulle part. Une IA interrogée à son sujet n’a littéralement rien d’autre à lire que des fiches administratives. C’est le cas de l’un de nos audits les plus parlants : un chirurgien ORL de Fès, plus de trente actes pratiqués, aucun visible en ligne — score d’autorité 29/100 (constat de terrain, détaillé sur la page Les chiffres).
Et l’audience, elle, est bien là : 89,2 % des ménages marocains ont accès à internet, 91,7 % des Marocains possèdent un smartphone (ANRT, enquête TIC 2024), et 90 % des usagers interrogés par le Livre blanc e-santé de l’Université Mohammed V jugent la digitalisation de la santé bénéfique. Le patient qui veut comprendre un acte, vérifier un parcours ou préparer une consultation cherche — et lit ce qu’il trouve. La question n’est pas de savoir s’il faut exister en ligne, mais qui contrôle ce qui s’y dit.