L’infrastructure est là : selon l’enquête TIC 2024 de l’ANRT, 89,2 % des ménages marocains disposent d’un accès à internet et 91,7 % des Marocains possèdent un smartphone. L’usage santé suit : le Livre blanc sur la e-santé au Maroc (Université Mohammed V de Rabat) mesure que 90 % des usagers interrogés jugent la digitalisation de la santé bénéfique et que 71 % ont déjà échangé des données de santé par voie numérique. Côté praticiens, le paradoxe est documenté : 94 % des professionnels de santé utilisent les réseaux sociaux dans leur exercice, mais 13 % seulement en font un usage de notoriété ou d’image. Autrement dit : quand un patient tape votre nom — ou pose une question à ChatGPT —, quelque chose s’affiche. La plupart des praticiens ne savent simplement pas quoi. C’est exactement ce que l’audit rend visible. Chaque chiffre de ce paragraphe est sourcé sur notre page Les chiffres.
On ne corrige pas ce qu’on ne mesure pas. Sans état des lieux, on améliore au hasard : un site refait alors que le vrai problème est une fiche Google non revendiquée, des publications sociales alors que trois orthographes du même nom divisent la réputation en trois. L’audit remplace la découverte subie — un patient qui mentionne un avis, un confrère qui évoque une fiche erronée — par un diagnostic méthodique, pilier par pilier.